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Musée archéologique de Viddalba
Le trait le plus important et original de l’exposition est donné par les nombreuses stèles funéraires d’époque romaine, dites « à miroir », découvertes dans la nécropole voisine de San Leonardo.
Il s’agit de plaques de grès sur la face principale desquelles sont sculptées des figures humaines stylisées singulières, de véritables photographies du passé, qui étaient placées sur la sépulture pour commémorer le défunt.
Uniques en leur genre, les stèles « à miroir » sont typiques de cette région de la Sardaigne. Le musée abrite également une riche collection d’objets d’époque romaine, tels que de la vaisselle en céramique, des flacons à parfum en verre, des bijoux en or et pierres précieuses, des pièces de monnaie et des objets en bronze.
Beaucoup de ces objets ont été découverts dans les sépultures et constituaient le mobilier funéraire qui accompagnait les défunts dans l’au-delà.
Outre la collection permanente, le Musée Archéologique de Viddalba organise des expositions temporaires, des événements culturels, des itinéraires et des conférences, et propose enfin des activités pédagogiques, des ateliers et des jeux éducatifs pour les écoles.
Piazza Don Mario Dinelli, 07030 Viddalba SS
n.d.
+39 3273834604
Billet plein tarif : 3 euros
Billet tarif réduit : 2 euros (Enfants jusqu’à 10 ans, adultes de plus de 66 ans, familles d’au moins 4 personnes, groupes de plus de 20 personnes)
Billet tarif réduit pour les résidents : 1 euro
Entrée gratuite : personnes handicapées à 100 % et enseignants
Du 1er avril au 30 septembre de 9h00 à 19h00 (horaire continu).
Du 1er octobre au 31 mars 09h30-12h30 / 15h00-18h00
Le musée est fermé le lundi
45 min




- TAPIS D’AGGIUS
- CAMISGIÒLA (Petite veste)
La fabrication des tapis d’Aggius est une ressource économique vitale depuis le XIXe siècle. En 1927, le Prof. Cannas fonda la première école de tissage pour préserver cette précieuse tradition. Les ateliers artisanaux locaux ont continué sans relâche à produire ces tapis, transmettant l’art de génération en génération.
Les tapis d’Aggius sont réputés pour leurs couleurs vives et leurs motifs distinctifs créant une sorte de « peinture textile ». Les couleurs traditionnelles utilisées sont le jaune, le rouge, le noir naturel, le violet, le vert, le bleu clair, le bordeaux, le blanc et le gris.
À Aggius, on pratique deux types de tissage : le « soprariccio », connu dans le reste de la Sardaigne sous le nom de « pibiones », qui utilise un métier à tisser à quatre lisses et quatre pédales, et le tissage « a l’antiga », avec deux lisses et deux pédales. La chaîne est réalisée en coton. Le style de tissage, connu sous le nom de « a dati », est caractérisé par une série de bandes horizontales séparées par des bandes de couleurs différentes, appelées « pommu ».
Parmi les autres principaux types de tapis, on trouve le « lu saccu a ciai », considéré comme le tapis le plus simple, utilisé autrefois comme couverture, et le tapis à motif continu. Les tapis sont réalisés en lin et en laine cardée. La combinaison de matériaux et de techniques traditionnels rend chaque tapis unique, célébrant le riche héritage culturel et artistique d’Aggius, apprécié tant en Sardaigne qu’à l’étranger.
Le costume traditionnel représente l’un des symboles les plus efficaces d’appartenance culturelle, capable de délimiter clairement les identités collectives, régionales et nationales. Dans le cadre des traditions, le vêtement avait une fonction de communication sociale, rendant immédiatement reconnaissables la région d’origine, le sexe, l’âge, l’état civil et le rôle de chaque membre de la communauté.
Un exemple significatif est la « camisgiòla » ou petite veste, un vêtement féminin spécialement préparé pour le mariage et ensuite utilisé dans toutes les occasions qui nécessitaient une tenue élégante.
La camisgiòla était confectionnée avec des tissus lourds comme l’orbace, le drap et le velours (rigoureusement de couleur rouge), enrichi de dentelle argentée et doublé de brocart de haute qualité.
La partie avant de la petite veste était réduite pour mettre en valeur la chemise et le corsage et était fermée par deux lacets, tandis que les manches, longues jusqu’au poignet, présentaient de grandes ouvertures longitudinales de l’aisselle à l’avant-bras, à travers lesquelles dépassaient les amples manches des chemises. Sur la partie extérieure des manches, le long de l’avant-bras, étaient cousues de fausses boutonnières d’où pendaient dix boutons en argent bruni. Ce système de fermeture détaillé ajoutait non seulement un élément décoratif au vêtement, mais reflétait également l’habileté artisanale et l’attention aux détails caractéristiques du costume traditionnel.
Musée du banditisme
Le musée du Banditisme se propose de mener des recherches sur les témoignages matériels de l’homme et de son environnement : il les acquiert, les conserve, les communique et surtout les expose à des fins d’étude, d’éducation et de plaisir. Sans courir le risque de mythifier la figure du hors-la-loi et d’en exalter les exploits, l’objectif du musée est plutôt de diffuser des valeurs positives pour la construction d’une mentalité favorisant l’affirmation de la légalité et de la moralité publique à tous les niveaux. Dans un territoire comme celui de la Gallura, protagoniste du phénomène du banditisme pendant environ trois siècles, ce pôle culturel s’insère parfaitement, offrant aux visiteurs et aux résidents un aperçu des documents, photos, films, objets et témoignages du passé, mais surtout en cherchant à stimuler des réflexions sur un avenir à construire ensemble.
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