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Zone archéo-naturelle Lu Brandali
Le site archéologique de Lu Brandali, à quelques pas de la côte de Santa Teresa Gallura, représente un précieux témoignage de la civilisation nuragique, offrant un aperçu de la vie quotidienne et spirituelle d’une culture très ancienne. Niché dans un promontoire granitique couvert d’un maquis méditerranéen luxuriant, le complexe s’est développé entre le XIVe et le Xe siècle av. J.-C. et se compose de diverses structures, dont des habitations, des ateliers, des structures défensives et funéraires.
Le centre du site est occupé par un nuraghe, situé en position dominante au sommet du promontoire. Construit avec une combinaison de techniques « à corridor » et « à tholos », le nuraghe présente un donjon principal et une avant-muraille avec deux tours. L’une d’elles, réutilisée au cours des siècles suivants, témoigne de l’utilisation continue du site, ayant servi de four à des époques plus récentes. Malheureusement, le nuraghe n’est pas encore visitable, car les fouilles n’ont pas été achevées, mais il reste un symbole de la complexité architecturale et d’ingénierie de la civilisation nuragique.
Le site de Lu Brandali comprend également une « tombe des géants », l’un des éléments les plus évocateurs et spirituellement significatifs de la culture nuragique. Ces tombes collectives étaient destinées à l’inhumation de plusieurs individus et représentent une forme de rituel funéraire qui reflète le fort lien spirituel et communautaire de la société nuragique. La tombe de Lu Brandali, construite avec des dalles de granit enfoncées dans le sol, conserve encore sa disposition architecturale d’origine, offrant aux visiteurs un aperçu de la conception nuragique de l’au-delà.
Parmi les ruines du village, on peut observer des vestiges d’habitations et d’espaces de travail, où se déroulaient autrefois des activités quotidiennes et productives, comme le travail des métaux et de la céramique. Ces espaces, stratégiquement placés sur les pentes du promontoire, racontent l’histoire d’une communauté organisée et autosuffisante, étroitement liée au territoire et capable d’exploiter au mieux les ressources locales.


- La Tour de l’Isola Rossa
- Le mont La Frisaia
- La Madone du Mont
La Tour côtière de l’Isola Rossa tire son nom du petit village balnéaire où elle est située, dans le territoire de Trinità d’Agultu et Vignola.
Elle fut construite à la fin du XVIe siècle pour défendre la côte contre les incursions des pirates sarrasins et des corsaires barbaresques. Pendant la domination savoyarde et autrichienne, elle eut pour but de limiter la contrebande entre la Sardaigne et la Corse. Au fil des siècles, elle fut également témoin de certains faits historiques importants.
La Tour est facilement accessible à pied par un sentier depuis la via Marinedda ; bien qu’elle ne soit visitable que de l’extérieur, elle est très attrayante pour les visiteurs en raison de son imposante stature.
Le mont La Frisaia, situé à 422,4 m d’altitude, surplombe et protège le centre habité de Trinità d’Agultu.
Un site d’un intérêt considérable en raison des nombreux vestiges qui y ont été trouvés et qui, après examen par des experts, se sont avérés appartenir à trois époques différentes : des fragments de céramique et de pierre de la période nuragique et des tessons de terre cuite de divers types datant de l’époque romaine et médiévale.
Ces vestiges témoigneraient que la colline fut fréquentée de manière stable pendant au moins deux mille ans consécutifs, probablement jusqu’au milieu du XIVe siècle, période où la grande peste noire dépeupla les villages de la Gallura.
Au fil du temps, cette hauteur a été le lieu de promenades et de jeux, en particulier pour les enfants des générations passées.
En novembre et décembre 1948, MM. Cau et Grillo de la Maison de Sassari sont arrivés à Trinità d’Agultu pour prêcher les traditionnelles Missions Populaires, c’est-à-dire des cours de prédication extraordinaire, institués par Saint Vincent de Paul (✝1660), par lesquels on cherchait à galvaniser la chrétienté des fidèles d’une paroisse donnée. Les deux missionnaires ont également prêché à Paduledda, La Scalitta et San Michele et ont eu un grand succès puisqu’ils ont réussi à faire approcher des Sacrements pas moins de 120 hommes. En souvenir de la Mission, une croix en bois fut érigée sur le mont.
Le nom du mont a donné le titre à la revue périodique La Frisaia, publiée pour la première fois en avril 1987, qui est née du désir de don Gianni Sini, alors curé de Trinità, de publier un journal local qui raconterait, outre les événements religieux, l’histoire, les habitudes et la culture du territoire. La revue est encore publiée aujourd’hui et au fil des ans, y ont collaboré alternativement des journalistes professionnels et des auteurs amateurs ainsi que des élèves des écoles.
À l’occasion du centenaire du dogme de l’Immaculée Conception, proclamé par le pape Pie IX le 8 décembre 1854, une statue de la Vierge fut commandée et placée le 20 mars 1955 sur le mont Santa Barbara pour protéger le village. Ce jour-là fut une fête magnifique et toute la communauté participa à la procession solennelle du simulacre, transporté par le curé Don Derosas sur un char à bœufs décoré pour l’occasion et accompagné de nombreux autres chars transportant femmes et enfants lors de la montée pénible. Par la suite, l’administration communale a doté la statue d’un éclairage afin de la rendre visible même de nuit.
En 1996, un comité de bénévoles s’est constitué pour recueillir les fonds nécessaires à l’achat d’une nouvelle statue destinée à remplacer l’originale, alors détériorée par le temps. Une contribution importante fut également apportée par le maître peintre Reza Kaveh, qui offrit une grande partie des recettes de la vente de ses tableaux exposés au centre social du village.
L’actuelle statue en marbre blanc de 1,80 mètre de hauteur, réalisée par le sculpteur Dino Felici (✽1931 – ✝2002) de Carrare, fut placée au sommet du mont et bénie lors d’une grande fête pour toute la population dans les derniers jours du mois marial de 1997.
La présence de la Vierge a toujours été particulièrement ressentie par la communauté et représente encore aujourd’hui l’un des symboles de Trinità d’Agultu.
Au fil des ans, elle a été le but de faciles excursions pour de nombreux enfants ainsi que pour de nombreux visiteurs. Le point où elle est située offre en effet une vue panoramique spectaculaire sur tout le centre habité et sur une large portion de la côte.





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